À 24 heures du coup d’envoi du match le plus attendu de la jeune histoire du stade de la Tuilière, le FC Lausanne-Sport s’apprête à défier Besiktas en play-off de Conference League. Présents devant les médias pour la traditionnelle conférence de presse d’avant-match, l’entraîneur Peter Zeidler a tenu à rassurer sur l’état de santé de son attaquant Kaly Sène, tandis que le capitaine Olivier Custodio a donné le ton en présentant cette rencontre comme le plus grand défi de sa carrière.
Une équipe qui progresse
«Les matchs s’enchaînaient tous les trois jours et cette pause du week-end nous fera du bien pour casser ce rythme infernal. Nous ne sommes pas satisfaits de nos prestations face à Thoune et Zurich, mais à Astana nous étions déjà mieux tactiquement. Contre Besiktas, il faudra encore franchir un palier, mais nous sommes clairement sur une pente ascendante.»
Kaly Sène est prêt
«Kaly Sène avait été touché à la cheville et n’avait pas pu s’entraîner lundi et mardi. Aujourd’hui, il s’est entraîné à 100%. Il sera disponible demain et peut même débuter si nécessaire.»
Respecter Besiktas sans en avoir peur
«Nous avons beaucoup de respect pour Besiktas et leurs individualités de qualité. Je connais l’importance de ce club, j’ai entraîné en Allemagne et j’ai vu passer des joueurs comme Mario Gomez ou Demba Ba. Nous savons que c’est un grand club. Nous les respectons, mais nous n’avons pas peur.»
L’objectif: Créer la sensation
«Avant même le match contre Astana, le tirage nous motivait: nous voulions affronter Besiktas. Nous, Lausanne, avec nos joueurs expérimentés comme Custodio, Letica ou Poaty, qui malgré tout n’ont pas une grande expérience européenne, allons jouer contre un club très important du paysage footballistique européen. Nous sommes heureux de les affronter, nous voulons montrer ce que nous savons faire. Nous ne sommes pas favoris, tout le monde s’attend à voir Besiktas passer. Mais nous n’avons rien à perdre et beaucoup à gagner. Nous allons jouer libérés, avec la volonté de créer la surprise.»
Un match qui peut marquer une carrière
«J’ai disputé de grands matchs avec Salzbourg, mais comme nous n’avions pas réussi à nous qualifier pour la Ligue des Champions, je les ai oubliés. Demain, ce sera un très grand match pour moi. Le plus important de ma carrière? Nous le saurons après le coup de sifflet final à Istanbul. Si nous nous qualifions, alors oui.»
Solskjær et son but face au Bayern
«Pour moi, affronter Ole Gunnar Solskjær est particulier. Depuis mon enfance, j’étais supporter du Bayern Munich. Or, il a marqué un but important en finale de Ligue des Champions contre le Bayern, offrant la victoire à Manchester United. C’est un souvenir douloureux pour le supporter que j’étais… mais c’est un honneur de rencontrer aujourd’hui un tel collègue et un club comme Besiktas.»
Custodio: « C’est le plus grand défi de ma carrière »
Le plus grand défi de sa carrière
«J’ai toujours rêvé de disputer des matchs importants avec le LS. Nous en avons déjà vécu quelques-uns, mais celui de demain est particulier. Je pense que c’est le plus grand défi de ma carrière.»
Jouer à la Tuilière, une force
«Jouer chez nous est un vrai avantage. Beaucoup d’équipes n’aiment pas venir à la Tuilière. Demain, le stade sera plein, l’ambiance énorme. Nous savons que nous devrons sortir un grand match, nous y sommes préparés et nous en avons envie. Après seulement, nous penserons au déplacement à Istanbul. Pour l’instant, toute notre énergie est concentrée sur le match aller.»
La pression d’un grand match
«Passer du match de Coupe à Vevey-Sports à un match de Conference League contre Besiktas n’est pas compliqué, surtout quand l’enjeu est si grand. La motivation est énorme. Depuis quelques jours, on le sent dès le réveil: la pression monte, tout le monde parle de ce match. C’est facile de se projeter dedans, mais il faudra être prêts à 20h15.»
Le départ de Noë Dussenne
«Le départ de Noë Dussenne est une perte d’expérience, c’est vrai. Mais l’effectif est professionnel et capable de grandes choses. Si je peux aider les plus jeunes ou d’autres coéquipiers, je le fais volontiers, chaque jour. Nous n’étions pas seulement deux leaders, il y en a d’autres. Certains prennent de l’expérience, ont du caractère, de la personnalité et tiennent leur rôle à cœur. Le vestiaire reste solide, le leadership est partagé.»