Jeudi soir à la Tuilière, le FC Lausanne-Sport accueillera l’ACF Fiorentina pour la dernière journée de la phase de ligue de l’UEFA Conference League. Un rendez-vous de prestige pour le public lausannois, face à un adversaire ayant une riche histoire européenne. À la veille de cette rencontre, l’entraîneur de la Viola, Paolo Vanoli, et le milieu de terrain Nicolò Fagioli se sont présentés devant les médias. Ils sont revenus sans détour sur la situation délicate que traverse actuellement la Fiorentina, lanterne rouge de Serie A, et sur l’importance du match de jeudi.
Reverra-t-on la même tactique malgré les résultats négatifs? Pourquoi ne pas avoir changé de dispositif?
Paolo Vanoli: Je vais me répéter à propos du dispositif. Je ne suis pas fermé d’esprit. Tout est possible.
Qu’as-tu pensé de ton match de dimanche?
Nicolò Fagioli: Je pense avoir livré un bon match contre l’Hellas Vérone. Mais ce n’est pas le moment de s’attarder sur les performances individuelles. Ce qui compte avant tout, c’est le collectif. En ce moment, les résultats ne sont pas là, et c’est cela qui prime, même si nous progressons dans le jeu.
Est-ce différent de jouer mezzala ou devant la défense?
Nicolò Fagioli: Je peux évoluer aussi bien en mezzala qu’en régie. Je m’adapte aux demandes de l’entraîneur. Comme je l’ai dit, le dernier match était bon sur le plan du contenu, pour moi aussi, mais cela n’a pas suffi. L’attitude était correcte, individuellement nous avons tous fait notre match, mais le résultat n’a pas suivi.
Que représente ce type de rencontre pour vous? Certains supporters pensent davantage au match contre l’Udinese.
Paolo Vanoli: Je prends les matchs les uns après les autres. Pour moi, le match de demain est important. Il est normal que les supporters pensent aussi au championnat. Chaque rencontre représente une opportunité.
Comment va l’équipe? Ce match peut-il avoir un impact sur votre avenir?
Paolo Vanoli: Mon avenir n’est pas une priorité. Ce qui compte, c’est la Fiorentina. Nous donnons tout pour ce club. Le futur personnel passe au second plan. Concernant l’équipe, nous avons perdu dimanche, mais nous avons eu des occasions nettes. Nous devons être plus efficaces devant les cages et éviter d’encaisser des buts évitables.
Y a-t-il eu un changement dans le vestiaire avant le match contre l’Hellas Vérone?
Nicolò Fagioli: Personne n’apprécie cette situation. Il y a deux semaines, nous avons eu une réunion entre joueurs. Nous nous sommes dit les choses et cela a marqué un nouveau départ. On ne peut pas nous reprocher un manque d’engagement dimanche. Tout le monde voulait un résultat. Nous devons encore corriger certains aspects sur le terrain, mais en termes d’attitude et de mentalité, il y a eu une différence, y compris lors du match contre le Dynamo Kiev.
Comment avez-vous vécu la défaite de dimanche? Environ 900 supporters de la Viola seront présents à Lausanne.
Paolo Vanoli: Ce que nous faisons actuellement ne suffit pas. Nous devons en faire plus, pour nos supporters et pour le club. Il faut aussi savoir voir le positif. Dimanche, nous avons réagi. Gagner demain nous permettrait d’aborder la suite avec plus de sérénité et de confiance. Mais cette confiance, il faudra aller la chercher sur le terrain.
Nicolò Fagioli: Le débat entre l’équipe et les supporters doit s’arrêter. Cela dure depuis trop longtemps. Nos supporters ont toujours été présents, même nombreux lors des déplacements. Dans toutes les équipes de Serie A, lorsque les résultats sont mauvais, il y a des sifflets. C’est normal. Je suis convaincu que nous sortirons de cette situation ensemble et unis.
Peux-tu affirmer que le groupe est uni?
Paolo Vanoli: Oui.
Dimanche semblait être ton premier vrai match avec la Fiorentina. Est-ce ton ressenti?
Nicolò Fagioli: Oui, je suis d’accord. C’était mon premier match de haut niveau cette saison. Cela doit devenir une constante pour aider l’équipe. Concernant la suite de la question, je suis partiellement d’accord. L’an dernier, j’ai bien joué durant deux à trois mois avant de baisser de régime en fin de saison.
Est-ce que l’on a vu le vrai Fagioli à Florence l’an dernier?
Nicolò Fagioli: Selon moi, oui. De janvier à mars, j’ai livré de bonnes performances. Ensuite, j’ai été moins constant. J’accepte les critiques. C’est une période difficile, les résultats et les statistiques ne sont pas là. Je sais que l’on attend davantage de moi.
Verrons-nous Martinelli dans les buts demain?
Paolo Vanoli: Martinelli est un excellent gardien. Mais devant lui, il y a aussi un gardien qui a beaucoup accompli dans sa carrière et qui doit nous aider à sortir de cette situation (David De Gea). C’est un homme fort du vestiaire. Disons que j’ai l’embarras du choix.
La mise au vert a-t-elle fait émerger des leaders?
Nicolò Fagioli: Quand les choses vont mal, beaucoup de rumeurs sortent. Cela nous déplaît, car certains joueurs sont attaqués alors que la situation est déjà compliquée. Il y a des leaders dans chaque vestiaire, souvent les joueurs expérimentés. Nous suivons leur exemple, ainsi que celui de notre capitaine Luca Ranieri.
Voyez-vous des progrès malgré les résultats?
Paolo Vanoli: Je regarde beaucoup les statistiques. En un mois, je pense que nous avons progressé sur plusieurs aspects. Le problème reste les résultats. J’en prends la responsabilité. Mais mon rôle est aussi de montrer aux joueurs les éléments positifs, y compris après une défaite. Nous devons continuer à travailler et provoquer cette part de réussite.
Pourquoi n’a-t-on vu le meilleur Fagioli que dimanche?
Nicolò Fagioli: Je ne sais pas l’expliquer. Mais ce n’est pas le moment de se focaliser sur les individualités. Penser que Fagioli joue bien, que Kean marque ou que De Gea arrête un penalty ne suffit pas. Sans l’apport de tout le groupe, titulaires, remplaçants et joueurs non alignés, on ne gagne pas. Ce n’est pas la bonne période pour parler des performances individuelles.
Gosens et Fazzini seront absents. Où en sont-ils?
Paolo Vanoli: Gosens n’a pas de problème supplémentaire. Nous avons simplement ralenti son retour à cause d’une gêne au mollet. Il est évalué au jour le jour, comme Fazzini pour sa cheville.
Quel rôle joue la Conference League dans cette saison du centenaire?
Nicolò Fagioli: Plus on avance dans cette compétition, plus elle devient intéressante. Nous voulons poursuivre notre aventure européenne et nous qualifier parmi les huit premiers pour éviter un tour supplémentaire. Cela nous permettrait ensuite de nous concentrer sur le championnat et les huitièmes de finale. C’est clairement notre objectif pour demain.