Quelques minutes après le nul historique du FC Lausanne-Sport face à Besiktas (1-1), l’entraîneur Peter Zeidler s’est présenté en conférence de presse. Entre remerciements appuyés aux supporters lausannois venus en nombre et confiance affichée avant le déplacement en Turquie, le technicien a martelé son message: il croit à la qualification.
Tout reste ouvert avant le match retour
«C’est une banalité mais nous sommes à la mi-temps de cette double confrontation sur un score d’égalité. On joue contre une très grande équipe, un grand club, mais nous avons nos chances. On ne va pas à Istanbul pour faire du tourisme.»
L’avantage du terrain synthétique
«Ce n’est pas quelque chose d’automatique, mais il est vrai que nous pouvons avoir des avantages à jouer sur un terrain synthétique parce qu’on s’y entraîne tous les jours. Mais nous sommes aussi capables de jouer au football sur une pelouse naturelle et vous allez le voir la semaine prochaine.»
Un match nul logique
«On aurait pu gagner, mais Besiktas aussi aurait pu gagner cette rencontre. Je pense que le match nul reflète la physionomie du match. Il ne faut pas oublier que dans un match de football il y a toujours un adversaire et que Besiktas a bien fait circuler le ballon en seconde mi-temps avec ses joueurs de classe internationale. Il nous a manqué un peu de réussite et j’aurais préféré ne pas encaisser le but avant la mi-temps. Si on avait commencé la deuxième mi-temps à 0-0 en attaquant en face de nos supporters les plus chauds, nous aurions pu gagner. Mais nous sommes contents avec le résultat qui représente la physionomie du match, même si nous avons le double de frappes. Mais je le répète, nous sommes contents ce soir.»
Des jeunes joueurs mis à l’épreuve
«Je veux prendre deux exemples : Lekoueiry et Diakité. Pour eux tout est nouveau, ils n’ont jamais joué à ce niveau et ils n’ont jamais joué tous les trois jours. Face à Vevey-Sports ils n’auraient pas dû jouer et pourtant j’ai dû leur demander cet effort supplémentaire. Là nous allons avoir une semaine complète pour recharger les batteries avant le match retour et cela va nous faire du bien. Si nous avions dû jouer à Lugano ce dimanche, on aurait été éliminés à Istanbul, mais là on a une chance, j’y crois!»
Défendre comme une famille
«Nous pouvons apprendre des Italiens, les défenseurs italiens ont toujours célébré pour une intervention défensive comme s’ils avaient marqué un but. Nous en avons parlé, nous voulons protéger notre surface et défendre comme une famille. Nous voulons protéger le but et plonger sur tous les ballons a été nécessaire contre Besiktas. C’est une très bonne équipe, mais nous verrons ce qui va se passer la semaine prochaine.»
Récupérer avant tout
«Vendredi nous nous entraînerons, surtout pour les joueurs qui n’ont pas beaucoup joué, c’est très important. Samedi et dimanche, comme la météo s’améliore, mes joueurs pourront passer quelques heures au lac et ne viendront pas s’entraîner. Mais, comme à l’école, il y a des devoirs à faire: bien manger, beaucoup dormir et faire une petite course régénératrice. Un joueur est venu me voir et m’a dit “mais c’est vrai que vous voulez nous donner deux jours de congé?!” Il ne voulait pas y croire. Ça c’est la mentalité de mon équipe. Je connais d’autres clubs où les joueurs auraient demandé quatre jours de vacances! Cette mentalité me plaît mais il faut vraiment récupérer, autrement nous ne pourrons pas jouer nos cartes à fond pour le match retour. Mais si d’ici là nous retrouvons la fraîcheur physique, nous avons une chance.»
Tisser un lien fort avec les supporters
«Nous savons que nous n’avons pas bien joué à Thun et face à Zurich. Mais tout n’était pas mauvais, les joueurs ont fait preuve de caractère. Nous voulions à tout prix établir ce lien avec notre public, dès le début de la saison. Nous en avons discuté avec l’équipe. Et nous avons réussi! Nous savons que nous n’aurons pas autant de supporters qu’YB, Bâle ou Saint Gall, mais établir un lien, montrer que nous voulons construire quelque chose ensemble et tout donner pour notre club, je pense que nous l’avons fait. J’espère que les supporters lausannois qui étaient là ce soir reviendront pour voir le gros match contre Saint Gall le 31 août. Ce sera un match très important pour nous, mais ça, c’est le futur. D’abord nous allons faire le déplacement à Istanbul et nous allons faire une demande à l’UEFA pour pouvoir emmener notre terrain synthétique avec nous (rires).»