À la veille du match aller des barrages de l’UEFA Conference League, le FC Lausanne-Sport se déplace en Tchéquie pour y défier le SK Sigma Olomouc. En conférence de presse, l’entraîneur Peter Zeidler et le capitaine Olivier Custodio ont livré leur analyse avant cette première manche.
Un adversaire étudié attentivement
«Le SK Sigma Olomouc compte 30 points, exactement comme nous, et occupe la même position dans son championnat. C’est déjà un parallèle intéressant. Nous avons analysé leurs trois dernières rencontres, avec une victoire et deux défaites. Nous disposons d’informations précises, à la fois sur leurs individualités et sur leur organisation collective. C’est une équipe très technique, dotée d’une grande qualité de passe. Nous avons préparé cette rencontre avec encore plus de minutie qu’un match de championnat, car en Suisse nous affrontons régulièrement les mêmes adversaires. Là, il fallait découvrir un nouvel environnement. Nous sommes prêts et c’est un honneur de jouer ici.»
Deux matchs, deux mi-temps
«Je considère cette double confrontation comme un 50/50. Demain, ce sera la première mi-temps; la semaine prochaine à Lausanne, la seconde, avec éventuellement des prolongations. Tous les scénarios sont envisageables. Notre objectif est clair: obtenir le meilleur résultat possible à l’extérieur, un nul ou, idéalement, une victoire. Mais nous sommes pleinement conscients des qualités du SK Sigma Olomouc.»
Représenter la Suisse, sans se disperser
«C’est une fierté de représenter le football suisse et d’être le dernier club helvétique encore engagé en Europe. Mais lorsque l’arbitre donnera le coup d’envoi, nous ne penserons ni à YB, ni à Bâle, ni aux autres équipes du championnat. L’essentiel sera de rester concentrés sur notre jeu. La fierté existe, bien sûr, mais elle ne doit pas interférer avec le contenu de ces deux matchs. Elle sera encore plus grande en cas de qualification.»
Le respect de la tradition tchèque
«J’ai lu les déclarations de l’entraîneur d’Olomouc. Il a parlé de nous avec précision, preuve qu’il a étudié notre équipe en détail. Ces dernières semaines, nous avons reçu de nombreux compliments, mais nous ne jouons pas pour cela. Nous jouons pour obtenir des résultats. Nous voulons progresser rapidement, et ce match représente un test important. Le football tchèque possède une identité claire: qualité de passe, première touche, maîtrise technique. C’est une tradition forte. J’ai encore en mémoire certaines grandes équipes tchèques du passé, leurs joueurs emblématiques (la venue de Prague à Stuttgart en 1976 et la finale de l’Euro 1996). Demain, nous serons des adversaires déterminés. Les deux équipes voudront s’imposer, et nous entendons gagner avec notre style.»

Custodio: « Nous savons que nous représentons tout un pays »
L’état du terrain n’est pas une excuse
«Nous avons revu des images du dernier match disputé ici et constaté que la pelouse avait souffert des conditions météorologiques. Mais en Suisse, nous sommes habitués au froid, à la pluie, à la neige. Nous savons que les terrains peuvent se dégrader en hiver. Nous sommes préparés à cela et l’état du terrain ne sera pas une excuse.»
Une responsabilité nationale
«Aujourd’hui, nous ne jouons pas seulement pour le FC Lausanne-Sport, mais aussi pour la Suisse et pour le coefficient UEFA. Être le dernier club helvétique en lice représente une responsabilité importante. Nous devons en avoir conscience. Le football suisse a besoin de points sur la scène européenne. C’est ce que nous cherchons à apporter depuis le début de cette campagne, et nous voulons continuer dès demain puis lors du match retour à domicile. Nous savons que nous représentons tout un pays.»
L’expérience européenne comme moteur
«Notre parcours a commencé très tôt avec le déplacement à Skopje. Pour beaucoup d’entre nous, c’était une découverte: voyager en Europe, jouer dans de nouveaux stades, affronter des équipes peu connues avant de les analyser. Depuis, nous avons beaucoup appris. Dès les tirages, nous échangeons entre nous, nous étudions nos adversaires, chacun prend l’initiative d’analyser leurs caractéristiques. Nous gérons mieux les déplacements et les exigences liées à ces rencontres. Le fait d’avoir débuté cette aventure européenne si tôt nous a fait grandir collectivement.»