fbpx

Antognoni: « À Lausanne, j’ai reçu beaucoup d’amour »

Ce jeudi, le FC Lausanne-Sport s’apprête à vivre une soirée de prestige en accueillant la Fiorentina pour la dernière rencontre de la phase de ligue de l’UEFA Conference League. Un match de gala face à un club historique du football européen, double finaliste de la compétition. À la croisée de ces deux institutions se trouve un nom légendaire: Giancarlo Antognoni. Icône absolue de la Viola, champion du monde 1982 et ancien joueur du LS, l’Italien se remémore avec émotion son passage à Lausanne à l’aube de cette affiche particulière.

Le premier match à la Pontaise

«Mon premier match avec le FC Lausanne-Sport a, d’une certaine manière, couronné ma carrière. C’était en 1987, et il y avait des milliers de supporters de la Fiorentina à la Pontaise. Je garde un souvenir très fort de ce jour-là, de l’amour reçu autant de la part des tifosi de la Viola que des supporters lausannois, qui m’avaient accueilli avec beaucoup de chaleur. Lausanne reste pour moi un endroit où je me sentais vraiment bien.»

Pourquoi avoir choisi le LS?

«À l’époque, je ne pouvais pas rester à Florence. Mon contrat arrivait à son terme et je savais que je n’allais pas prolonger. L’opportunité du FC Lausanne-Sport s’est présentée grâce à l’entraîneur d’alors, Umberto Barberis, qui me voulait absolument. J’ai accepté en quittant la Fiorentina avec respect, sans trahir ses couleurs, puisque je partais à l’étranger. C’était un choix mûrement réfléchi.»

Le LS, un dernier défi

«À cette période, partir à l’étranger n’était pas courant pour les joueurs de Serie A, encore moins pour rejoindre le championnat suisse. Il y avait quelques exceptions, comme Marco Tardelli à Saint-Gall ou Karl-Heinz Rummenigge à Servette. Pour moi, rejoindre Lausanne était logique. Je me trouvais en fin de carrière et je pouvais évoluer dans un championnat plus calme, avec moins de pression médiatique. Le LS m’a offert cette transition idéale, ce dernier défi qui m’a permis d’accepter plus sereinement la fin de ma carrière.»

Un championnat en pleine croissance

«Avec le recul, on peut dire que le championnat suisse vivait un véritable essor. Dans les années qui ont suivi, de nombreux joueurs de qualité ont émergé, et des étrangers sont venus renforcer une ligue en pleine croissance. Et puis, il faut le dire aussi, tout s’est très bien passé pour moi à Lausanne. J’y ai plutôt bien joué» sourit-il.

Parler d’une rencontre facile, une erreur

«Je continue de suivre les résultats du LS, je sais que le club est proche du top 6 en championnat. Du côté de la Fiorentina, la situation est malheureusement bien plus compliquée. Personne ne s’attendait à la voir dans une telle position. Parler de match facile serait une erreur, surtout au vu de ce que traverse actuellement le club. Mentalement, ce sera une rencontre très délicate pour la Viola, qui n’est pas dans une situation lui permettant de venir à Lausanne et d’imposer son rythme.»

Lausanne, une ville spéciale

«Lausanne reste une ville très spéciale pour moi. Il y avait une importante communauté italienne à la Pontaise, je me sentais comme à la maison. Et puis, au-delà du football, ma fille est née à Lausanne. C’est un souvenir magnifique, gravé à jamais dans mon cœur. Cette ville m’a énormément donné, et j’espère avoir su lui rendre une partie de ce qu’elle m’a offert. Même si c’était la fin de ma carrière, je peux dire que j’ai vécu une très belle première saison, avant un léger déclin la suivante.» conclut-il avec humour.

#YAPASPLUSFORT