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Zeidler: « Le printemps européen est devenu un objectif »

Jeudi soir, la Tuilière s’apprête à vibrer pour un rendez-vous d’exception. Le FC Lausanne-Sport reçoit l’ACF Fiorentina lors de la dernière journée de la phase de ligue de l’UEFA Conference League. Un match de prestige, mais aussi un enjeu sportif bien réel pour les Lausannois, toujours en lice pour un printemps européen. À la veille de cette affiche, l’entraîneur Peter Zeidler et le capitaine Olivier Custodio se sont exprimés devant les médias, évoquant à la fois l’émotion, l’ambition et le contexte particulier de cette rencontre.

La joie de disputer un match de gala

«Nous sentons que ce match est spécial, qu’il s’agit d’une affiche de gala. Cela se ressent aussi ici, avec une salle de conférence de presse bien plus remplie que d’habitude. On voit à quel point le football est important en Italie. Cette rencontre compte énormément pour notre club. Le sentiment dominant, c’est la joie de pouvoir vivre ce moment, et nous voulons le transmettre demain sur le terrain.»

Le regard porté sur la Fiorentina

«Nous avons analysé attentivement les deux derniers matchs de la Fiorentina, contre le Dynamo Kiev et face à l’Hellas Vérone. Nous avons aussi étudié les individualités. Sans entrer dans tous les détails, si l’on regarde uniquement le secteur offensif, on parle de joueurs comme Gudmundsson, Kean, Dzeko ou encore Piccoli, qui a coûté cher. Il n’y a pas seulement un grand club, mais aussi de grands joueurs. Ils ne gagnent pas actuellement, malgré des statistiques d’expected goals favorables contre l’Hellas. Nous respectons énormément l’institution Fiorentina, mais nous sommes convaincus de pouvoir faire quelque chose à domicile. Demain, nous ne demanderons ni autographes ni récits de carrière. Nous voulons jouer la Viola avec notre public comme douzième homme. Notre stade ne fait peut-être pas 30’000 ou 40’000 places, mais 12’000 supporters qui font du bruit peuvent faire la différence.»

Le printemps européen, d’un rêve à un objectif

«Les joueurs vont savourer ce match dès la première minute. Nous l’attendons depuis le tirage au sort. En Finlande, nous avons commencé à sortir les calculettes, à parler de pourcentages. Nous savons que nous sommes proches de la qualification, mais rien n’est encore acquis. Les dernières journées réservent toujours des surprises. Nous devons rester concentrés sur nous-mêmes. Nous voyons la porte d’entrée, mais nous voulons vraiment passer. Tout le monde aime le ski, mais nos supporters attendent un printemps européen. C’était un rêve, c’est devenu un objectif. Et pendant le match, il n’y aura pas de calculs.»

L’absence de Diakité et les solutions internes

«Diakité est actuellement à Casablanca pour la CAN. Il a livré de grands matchs lors de la première partie de saison. Il n’a que 20 ans et n’a pas encore tout montré. C’est peut-être le bon moment pour lui de prendre du recul et de se ressourcer. Il est surdoué et nous espérons le retrouver frais et en forme. Demain, d’autres joueurs auront leur chance. Al Saad était un candidat naturel, mais il s’est malheureusement fracturé le métatarse en Finlande. La bonne nouvelle, c’est le retour d’Olivier Custodio, notre capitaine, absent lors des deux derniers matchs.»

Les priorités de la Fiorentina et celles du LS

«J’ai lu une interview de Robin Gosens la semaine dernière. Il expliquait à quel point la Conference League comptait pour la Fiorentina. Ce club a disputé deux finales et une demi-finale récemment, avec une grande histoire européenne. Leurs joueurs seront très motivés, d’autant plus qu’ils n’ont pas encore gagné en Serie A. De notre côté, nous savons aussi que nous avons un match capital dimanche contre Lucerne. Les distances au classement sont similaires: six points nous séparent du top 6, comme la Fiorentina de l’Hellas Vérone. Nous voulons nous rapprocher de Sion, comme eux veulent le faire face à l’Udinese. Il faudra prendre du plaisir, mais aussi être pleinement engagés, demain comme dimanche.»

Trois matchs sans but, mais des signaux positifs

«Je vois toujours le verre à moitié plein. Nous n’avons pas marqué lors des trois derniers matchs, les statistiques le confirment, mais nos attaquants ne sont pas en grève. En revanche, nous n’avons pas encaissé de buts. À Bâle, en infériorité numérique, en Finlande dans des conditions difficiles, et contre Lugano ici. Ce n’étaient pas des matchs simples. Oui, il faut marquer, et cela doit devenir un objectif concret avant Noël. Mais je retiens aussi le positif et j’espère que nous pourrons valider notre qualification demain.»

L’état physique de l’effectif

«Le rythme était intense, avec des matchs tous les trois jours. Nous avions peu de temps pour nous entraîner et beaucoup de récupération. L’objectif était de tenir jusqu’au bout, et je pense que c’est le cas. Les absences ouvrent des opportunités pour d’autres joueurs. Il reste deux matchs et cinq jours à tenir. Nous sommes proches de la qualification, puis nous donnerons tout aussi contre Lucerne avec le soutien de notre public. Nos supporters ne sont pas fatigués, nous non plus.»

Antognoni, un symbole commun

«Je suis allemand, je n’oublierai jamais la finale de la Coupe du monde 1982. L’Italie était la meilleure équipe ce jour-là. Dès mon arrivée à Lausanne, tout le monde me parlait d’Antognoni. Chacun avait une anecdote. C’était un vrai numéro 10, un immense joueur.»

Le niveau de la Brack Super League

«Évaluer un championnat est toujours complexe. Quand nous allons en Finlande, à Malte ou en Islande, certains pensent que la victoire sera facile, mais ce n’est jamais le cas. Demain, nous affrontons une équipe d’un des cinq grands championnats européens. Il y a évidemment une différence de niveau, mais le football européen tend à s’équilibrer. Le championnat suisse est de bon niveau, je peux en témoigner après avoir entraîné en Allemagne, en Autriche et en France. Jouer l’Europe est une immense fierté. Nous avons réalisé quelque chose de fort en nous qualifiant à Istanbul. Être encore là après l’hiver serait extraordinaire. Et demain, nous pourrons mesurer notre niveau face à une équipe d’un grand championnat.»

Custodio: « J’attends ce match avec impatience »

L’attente dans le vestiaire

«Le 18 décembre est une date que tous les joueurs ont cochée dès le tirage au sort. Nous attendons ce match avec énormément d’impatience et nous nous réjouissons de vivre une grande soirée dans un stade plein.»

Un adversaire au prestige historique

«C’est toujours spécial d’affronter une équipe avec un tel héritage, issue de l’un des cinq grands championnats européens. La Fiorentina traverse une période plus compliquée, mais cela reste un club qui a marqué l’histoire du football italien. Je suis très heureux de pouvoir disputer ce match.»

Un regard sur le football italien

«Pour être honnête, je ne regarde pas énormément la Serie A. En revanche, j’aime beaucoup voir jouer l’Inter en Ligue des Champions. Ils ont proposé de très belles choses ces dernières années. Le joueur qui me plaît le plus est Hakan Çalhanoğlu, un milieu offensif de très haut niveau.»

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